vendredi, 01 mai 2009

Peut un musulman accuser la Bible d'avoir été falsifiée ?

Le texte des Saintes Écritures (Bible) contient-il l’authentique direction venant de Dieu ?

NOMBRE de religions s’accordent pour dire que les Saintes Écritures (la Bible) sont inspirées de Dieu. Avez-vous déjà vu ces livres ? Les avez-vous lus ? Certains hésitent à les examiner parce qu’ils ont entendu dire que ces écrits ont été modifiés. Toutefois, n’est-il pas hardi de prétendre que les livres de Dieu ont été falsifiés, comme si Dieu n’avait pas été capable de les préserver !

2 Le Diable ne souhaite pas que les hommes accèdent à la direction venant de Dieu. Par conséquent, il est logique de penser que lui et ses suppôts allaient s’efforcer de falsifier les Saintes Écritures (la Bible) dans l’objectif d’égarer les humains et de les éloigner de Dieu. Au cours des siècles, divers individus ont essayé de leur ajouter des versets. Mais ont-ils réussi à fausser les paroles de Dieu ? Dieu allait-il les laisser faire ? Non ! Dans les Écritures, Dieu affirme à maintes reprises qu’il préservera ses paroles. On lit en Isaïe 40:8 : “ L’herbe verte s’est desséchée, la fleur s’est flétrie, mais la parole de notre Dieu, elle, durera pour des temps indéfinis. ” (Voir aussi 1 Pierre 1:24, 25). Par conséquent, toutes les tentatives visant à modifier les paroles de Dieu ont échoué parce qu’il est inconcevable que Dieu permette une quelconque altération de ses livres.

3 On peut également acquérir la certitude que le texte des Saintes Écritures (Bible) est authentique en examinant de près les manuscrits anciens qui nous sont parvenus. Cela permet de constater la précision avec laquelle les Écritures ont été copiées. Vous noterez par ailleurs avec intérêt que le Coran a de nombreuses choses à dire au sujet de l’authenticité du texte biblique.

Le témoignage des manuscrits

4 Dès le départ, des hommes ont réalisé des copies à la main (manuscrits) des textes originaux de l’ensemble des Saintes Écritures (de la Bible). Cela s’est fait sous la surveillance de Dieu, qui voulait que sa direction soit connue et respectée des hommes. (Voir Deutéronome 17:18.) Les copistes se montraient extrêmement méticuleux dans leur travail. Par exemple, les anciens copistes hébreux allaient jusqu’à compter chaque lettre de la Torah pour éviter que des erreurs ne soient introduites lors des recopies. Chaque fois qu’ils copiaient un manuscrit, ils comptaient les lettres de leur exemplaire et comparaient celui-ci à l’original pour s’assurer que les deux étaient identiques. On rapporte qu’ils avaient recensé 815 140 caractères dans les Écritures hébraïques. Au premier siècle de notre ère, Jésus et ses disciples ont cité les copies qui existaient à l’époque sans exprimer le moindre doute sur l’exactitude du texte (Luc 4:16-21 ; Actes 17:1-3). Pour les chrétiens, la façon dont Jésus Christ considérait les premiers livres de la Bible confirme l’intégrité textuelle des Saintes Écritures. Des remarques telles que : “ N’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse ? ” ou : “ N’est-ce pas Moïse qui vous a donné la Loi ? ” montrent que Jésus jugeait dignes de foi les copies manuscrites disponibles quand il était sur la terre (Marc 12:26 ; Jean 7:19). Par ailleurs, il a confirmé l’intégrité de l’ensemble des Écritures hébraïques lorsqu’il a dit : “ Il fallait que s’accomplissent toutes les choses qui sont écrites à mon sujet dans la loi de Moïse et dans les Prophètes et les Psaumes. ” — Luc 24:44. 
La précision de ceux qui ont copié les Écritures au cours des siècles a permis une transmission exacte du texte jusqu’à nos jours.

5 L’étude des milliers de manuscrits qui ont été préservés et leur comparaison attestent que le texte original nous a été transmis avec exactitude. Il existe aujourd’hui quelque 6 000 manuscrits portant l’intégralité ou une partie des Écritures hébraïques. Les manuscrits de la mer Morte (datant du Ier et IIème siècle av. J.C.), découverts en 1947, ont apporté la preuve que des siècles de copies et de recopies n’ont pas déformé le message de Dieu.

6 On estime à plus de 13 000 le nombre de manuscrits des Écritures grecques accessibles aujourd’hui. Leur étude révèle que le texte original des Écritures grecques chrétiennes a lui aussi été préservé avec exactitude. Par exemple, l’Institut allemand d’études textuelles sur le Nouveau Testament a mis à la disposition des chercheurs environ 95 % de ses quelque 5 300 copies manuscrites des Écritures grecques chrétiennes, soit sur microfilms, soit en reproductions photographiques. Leur comparaison permet de se faire une idée de l’exactitude avec laquelle le texte biblique a été transmis jusqu’à notre époque. La rédaction originale des Écritures grecques chrétiennes et celle des plus anciens manuscrits sur papyrus qui soient parvenus jusqu’à nous ne sont séparées que d’un intervalle très court, au maximum 25 ans.

Quand le Coran parle des Saintes Écritures

7 Le Coran appelle la Torah et l’Injīl “ le Livre qui illumine ”. (āl-‘imrān [3]:181/184, Mo ; Fāṭir [35]:23/25, Mo.) De nombreux versets du Coran affirment que ces livres viennent de Dieu (Al-baqara [2]:89 ; Al-an‛ām [6]:92). Le Coran emploie tant à propos de la Torah que de l’Injīl l’expression “ où se trouvent une Direction et une Lumière ”. (Al-mā’ida [5]:44, 46.) Par ailleurs, on lit en Al-mā’ida [5]:43/47 (Ka) que la Torah renferme “ les préceptes de Dieu ”. Bon nombre de commentateurs célèbres (tels Al-jalālayn, Al-faḫr Ar-rāzī, Aṭ-ṭabarī et Al-bayḍāwī) admettent que, d’après le Coran, la Torah est appelée le “ Livre de Dieu ” (āl-‘imrān [3]:23) et “ le Livre parfaitement clair ”. (Aṣ-ṣāffāt [37]:117.) Dans le même ordre d’idées, on lit dans le Coran : “ Aucun homme ne peut changer les paroles de Dieu. ” (Al-an‛ām [6]:34, Gr). Cependant, certains restent persuadés que la Torah et l’Injīl tels qu’ils existent aujourd’hui ont été falsifiés et que l’on ne peut pas s’y fier. Mais si cela était vrai, quand cette falsification aurait-elle eu lieu ?

8 Si l’on s’en réfère au Coran, il n’est pas possible que la falsification ait eu lieu avant la rédaction du Coran, car de nombreux versets invitent à avoir foi dans la Torah et dans l’Injīl. (Voir par exemple Al-baqara [2]:136 ; āl-‘imrān [3]:84 ; An-nisā’ [4]:136.) Le Coran recommande aussi au lecteur de rechercher ceux qui sont versés dans la Torah et dans l’Injīl, disant : “ Si vous ne le savez pas, interrogez les gens auxquels le Rappel a été adressé. ” (An-naḥl [16]:43 ; Al-anbiyā’ [21]:7). Le Coran ferait-il cette recommandation si ces textes avaient été falsifiés ? Qui plus est, bon nombre de versets du Coran engagent les “ gens du Livre ” (la Torah et l’Injīl) à retourner à leurs livres. (Voir par exemple Al-mā’ida [5]:47, 68.) Une telle invitation n’aurait certainement pas été formulée s’il s’agissait de retourner à des livres falsifiés !

9 De même, il n’est pas possible qu’une falsification ait eu lieu après la rédaction du Coran, puisqu’une comparaison du texte actuel des Saintes Écritures avec les manuscrits de la Torah et de l’Injīl écrits cinq ou six siècles avant la rédaction du Coran démontre qu’il n’y a pas eu de modifications ou de falsification. Ces manuscrits sont visibles dans des bibliothèques accessibles au public et dans des musées.

10 Reprenons un verset du Coran que nous avons déjà cité, mais examinons-le sous un autre angle. “Nous avons lancé sur leurs traces [celles des prophètes] Jésus fils de Marie, en tant que confirmateur de ce qu’il avait devant lui du fait de la Thora. Et Nous lui avons donné l’Évangile, — où il y a guidée et lumière — en tant que confirmateur de ce qu’il avait devant lui du fait de la Thora, et en tant que guidée et exhortation pour les pieux. Que les gens de l’Évangile jugent d’après ce que Dieu y a fait descendre [y a révélé]! Quiconque ne juge pas d’après ce que Dieu a fait descendre [a révélé], eh bien, les voilà les pervers.” — Sourate 5, Al-Mā’ida [Le plateau servi], versets 46 et 47

11 Il n’empêche que certaines personnes persistent à dire que des versets du Coran évoquent de telles falsifications (en arabe : taḥrīf). Mais qu’en pensent les savants musulmans ? Les commentaires donnent de la falsification deux définitions : 1) corruption du texte (altération d’une quelconque lettre écrite), et 2) dénaturation (déformation) du sens du texte. Les commentateurs musulmans ne sont pas tous d’avis que la falsification en question désigne l’altération du texte écrit.

12 Dans Kitāb at-tawḥīd (“ Le livre du monothéisme ”), qui fait partie de son ṣaḥīḥ, Imām Al-buḫārī explique le sens du mot  taḥrīf  comme suit : “ Ils altèrent, c’est-à-dire ils retranchent, et personne ne peut retrancher une parole de l’un des livres de Dieu. Cependant ils altèrent, c’est-à-dire ils lui donnent une mauvaise interprétation. ” Dans son commentaire sur An-nisā’ [4]:46, Imām Al-faḫr Ar-rāzī déclare : “ L’altération (taḥrīf) est l’introduction de doutes futiles, de mauvaises interprétations, ainsi que de la modification du vrai sens du mot au moyen de ruses verbales, comme le font les hérétiques modernes avec les versets qui enfreignent leur propre doctrine. Cette vue est la plus exacte. ” Dans son commentaire sur Al-mā’ida [5]:13, on lit : “ Cette altération (taḥrīf) pourrait être, soit une mauvaise interprétation, soit une modification des paroles ; cependant, nous avons déjà démontré précédemment que la première explication est la plus probable, car il est impossible de modifier les paroles d’un livre qui est très largement répandu et copié de façon ininterrompue. ” On tient des exemples de déformation du sens des livres de Dieu dans les interprétations que de nombreuses religions en font pour appuyer leurs fausses croyances.

13 L’intégrité des Saintes Écritures (de la Bible) a indéniablement été préservée ! Toute personne qui croit au Coran doit admettre que le texte des Saintes Écritures (de la Bible) n’a pas été falsifié. On ne peut mettre en doute le fait qu’il s’agisse de la Parole de Dieu, car les Saintes Écritures (la Bible) n’ont pas été modifiées depuis l’époque où le Coran affirmait qu’on trouve dans la Torah et dans l’Injīl “ une Direction et une Lumière ” et que “ nul ne peut modifier les paroles de Dieu ”. — Al-an‛ām [6]:34.

Quelle Parole, et pour qui?

14 Tous les écrits sacrés ne se prétendent pas d’origine divine ni ne demandent d’être largement répandus et mis à la disposition de tous les peuples. Par exemple, les Upanishads (du sens littéral “se tenir auprès”) hindous en vinrent à s’appeler ainsi parce que les maîtres avaient coutume de confier la doctrine secrète à leurs disciples préférés, ceux qui ‘se tenaient auprès’ d’eux. “Le terme upaniṣad a donc une connotation ésotérique, explique l’Encyclopédie de la religion.En fait, les Upaniṣad établissent explicitement que ces discours n’étaient pas destinés à la population en général (...) [mais que] seule une élite devait les écouter.”

15 De même, Mohammed considérait le Coran comme un ouvrage réservé qu'aux Arabes (Ibrahim [14]:4; Achoura [42]:53). Pourtant, c’est Dieu lui-même, le Créateur de tous les peuples, qui y est le plus souvent présenté en train de s’exprimer. La traduction du Coran étant jugée impropre, seul le texte arabe peut être récité et utilisé à des fins rituelles. Voilà qui rappellera à des catholiques qu’avant le concile Vatican II, tenu dans les années 60, on ne pouvait employer que le latin dans la liturgie catholique.

16 La Bible, en revanche, déclare clairement que son message n’est pas réservé à un groupe en particulier. Il est donc logique qu’elle affirme être, non pas “la parole des hommes, mais (...) la parole de Dieu”. (1 Thessaloniciens 2:13.) Ceux qui s’en réclament s’évertuent à la répandre largement, estimant que chacun a le droit de bénéficier des paroles de sagesse du Créateur. À la fin de 1987, la Bible avait été traduite, au moins en partie, en 1 884 langues et dialectes. En 1977, on estimait (selon The Book of Lists) que 2 458 millions d’exemplaires de la Bible étaient en circulation, avec la précision toutefois que le chiffre de 3 milliards serait probablement plus exact.

 

17:11 Écrit par administrateur du blog dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |