mercredi, 31 décembre 2008

Discrimination institutionnalisée en terre d’islam.

Algérie - La loi interdit les réunions publiques pour la pratique d’une religion autre que l’islam. Le prosélytisme non islamique est illégal, et le gouvernement restreint l’importation de littérature non islamique pour fins de distribution. Le pays a adopté le « Règlement sur la pratique religieuse », qui prévoit une peine de deux à cinq ans d’emprisonnement et de lourdes amendes pour toute personne reconnue coupable d’inciter un musulman à changer de religion.

Arabie saoudite - La conversion d’un musulman à une autre religion est passible de la peine de mort. Les bibles sont interdites. Les églises sont interdites. Les célébrations de Pâques sont interdites. La peine de mort est imposée à tout non musulman qui entre dans les villes « saintes » de la Mecque et de Médine.

        Un Saoudien tue sa sœur pour s’être convertie au christianisme

                       

En Arabie saoudite, un membre de la police religieuse, la milice des « Moutawaa » chargé de veiller à la bonne application de la Charia islamique, a assassiné sa propre sœur après avoir appris que celle-ci s'était convertie au christianisme. Il l'a lapidée et brûlée vive et lui a également coupé la langue, la laissant agoniser jusqu'à la mort.


L'information, révélée le 11 août dernier par le site mediarabe.info, citant lui-même Aafaq.org, est néanmoins à prendre avec précaution, quasiment aucune information n'ayant filtrée sur cet assassinat.

Selon Aafaq.org., « la jeune Fatima Bint Mohammed Ben Othman Al-Matiri (26 ans), originaire de la province Est, a eu une conversation avec sa mère et son frère, au cours de laquelle la jeune convertie a défendu Jésus Christ, suscitant la colère de sa famille et poussant son frère à l'espionner ». Ce dernier a découvert dans l'ordinateur de sa sœur des textes qu'elle avait écrits sur des forums de Chrétiens et de néo-convertis, notamment des Coptes, et où elle défendait « la liberté religieuse et de la foi ». Dans l'une de ses contributions, « elle comparait le Christ au Prophète Mohammed, favorisant les prêches pacifiques de Jésus et dénonçant l'islam, ainsi que la vie controversée de Mahomet… », précise Aafaq.org. Son frère, membre de la milice islamique, n'a pas supporté le comportement de sa sœur et s'est alors acharné sur sa victime. Ce serait une première en Arabie saoudite.

Le site arabe ne précise pas la date des faits mais affirme que l'assassin est actuellement en détention. Pour mediarabe.info, « les autorités tentent d'étouffer l'affaire par crainte de la réaction de l'opinion internationale. En effet, de telles révélations sont dommageables et l'image de l'Arabie saoudite pourrait en pâtir si la communauté internationale s'emparait de ce meurtre. Les proches de la victime tentent de leur côté de présenter le meurtre comme une affaire de mœurs. Mais le fait que plusieurs sites internet s'en soient emparés risque de porter préjudice au pouvoir saoudien et à l'institution religieuse. »

Égypte - L’islam est la religion officielle de l’État et la première source législative. En conséquence, les pratiques religieuses qui sont en conflit avec la loi islamique sont interdites. Les musulmans peuvent faire face à des problèmes légaux s’ils se convertissent à une autre religion. Les non musulmans doivent obtenir un décret présidentiel pour construire un lieu de culte.

Jordanie – La peine de mort est infligée à tout musulman qui vend une terre à un Juif.

Koweït – Les groupes religieux doivent être enregistrés et détenir un permis. Les membres des religions non approuvées par le Coran ne peuvent pas construire des lieux de culte. L’enseignement religieux organisé est interdit pour d’autres religions que l’islam.

Les Maldives - Dans ces îles paradisiaques visitées par des dizaines de milliers de touristes chaque année, le christianisme n’est tout simplement pas toléré. Bien que les chrétiens locaux – qui seraient 300 sur une population totale de 300.000 – se réunissent pour le culte, ils le font au risque d’emprisonnement, ou pire, s’ils sont découverts par les autorités musulmanes. Les bibles sont interdites, et les touristes peuvent être arrêtés pour avoir tenté d’en introduire dans le pays.

Malaisie - En vertu de la loi malaisienne, tout converti au christianisme doit déposer une demande auprès d’un tribunal de la charia pour renoncer légalement à l’islam. Beaucoup de chrétiens préfèrent demeurer des convertis silencieux plutôt que de se battre devant les tribunaux de la charia, où l’apostasie ou la conversion hors de l’islam est passible d’une peine de flagellation, d’amendes, d’emprisonnement et, dans les cas les plus extrêmes, de la peine de mort. Dans un pays où les musulmans représentent plus de la moitié de la population, le musulman qui se convertit à une autre religion est passible d’une peine d’un an à 5 ans de prison et d’une amende de 3.000$. Un malaisien musulman qui épouse une personne non musulmane et qui convertit cette dernière à l’islam est récompensé avec un appartement, une voiture, un paiement de 2.700$ et une allocation mensuelle de 270$.

Pakistan - La conversion d’un musulman à une autre religion est passible de la peine de mort. Le prosélytisme par des non musulmans est interdit. Les chrétiens sont régulièrement emprisonnés pour des accusations de blasphème. L’islam est la religion d’État, et dans une cour de justice le témoignage d’un chrétien vaut moins que celui d’un musulman. L’article 295 (c) du Code pénal impose la peine de mort à toute personne qui insulte le nom de Mahomet, et exige le témoignage de quatre musulmans pour une condamnation. Cela favorise un environnement dans lequel les musulmans peuvent se sentir libres d’utiliser l’intimidation et la violence contre les minorités religieuses pour des gains personnels. De plus, si un musulman qui a violé une chrétienne plaide ensuite que sa victime accepte de le marier et de se convertir, il n’est pas reconnu coupable en vertu du droit pénal pakistanais.

Qatar – L’enseignement de l’islam est obligatoire dans les écoles publiques. Le gouvernement réglemente la publication, l’importation et la distribution de la littérature religieuse non islamique. Le gouvernement continue à interdire aux non musulmans de faire du prosélytisme auprès des musulmans.

Soudan – La conversion d’un musulman à une autre religion est passible de la peine de mort.

Nigéria

Syrie - La constitution exige que le président soit un musulman, et précise que la jurisprudence islamique est la principale source de législation. Partager sa foi chrétienne est découragé, étant vu comme « une menace aux relations entre les groupes religieux », passible d’une peine pouvant aller jusqu’à l’emprisonnement à perpétuité. Un chrétien n’est autorisé en aucune circonstance à faire du prosélytisme. Les églises qui veulent tenir un service supplémentaire doivent obtenir un permis du gouvernement. Les sermons sont régulièrement contrôlés, tout comme les collectes de fonds par les églises.

Yémen – Le prosélytisme par des non musulmans est interdit, ainsi que les conversions. Le gouvernement ne permet pas la construction de nouveaux lieux de culte non musulmans.

Lapidation à l'époque contemporaine.

La mort par lapidation est un supplice auquel recourent encore certains pays où est appliquée la charia : le Nigeria, l'Arabie saoudite, l'Iran, le Soudan, l'Afghanistan, le Pakistan, les Émirats arabes unis, le Yémen. Dans ces pays, la mort par lapidation est très souvent appliquée aux musulmans convertis au christianisme.

01:20 Écrit par administrateur du blog dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.